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Appels à projets / d’offres 2015 clos

Lancement du 2ème appel à projet dans le cadre de l’initiative pour l’employabilité des jeunes (IEJ). Préfecture de Mayotte. Date limite de dépôt des dossiers : 06 mars 2015

 
« Le Préfet de Mayotte, en qualité d’autorité de gestion déléguée du Programme Opérationnel National (PON) pour la mise en œuvre de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (IEJ) sur la période 2014-2015, en concertation avec le conseil général, lance l’appel à projets déconcentré de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes à Mayotte. »
 
« Le Programme Opérationnel National pour la mise en œuvre de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (PON IEJ) finance des actions en faveur de tous les jeunes âgés de moins de 26 ans sans emploi et ne suivant ni études ni formation (dénommés NEET), résidant dans les régions éligibles, et qui sont inactifs ou chômeurs (y compris les chômeurs de longue durée), qu’ils soient inscrits ou non en tant que demandeurs d’emploi. »
 
« Cet appel à projets est ouvert, sous conditions, aux structures qui œuvrent en faveur des jeunes, public cible de l’aide, avec pour objectif le cofinancement de trois types d’actions :
  • Un repérage précoce, en particulier des jeunes les plus éloignés du marché du
    travail ;
  • Un accompagnement personnalisé ;
  • Des opportunités d insertion professionnelle, grâce à l’acquisition de compétences
    par la formation, l’apprentissage ou l’immersion en milieu professionnel. »
 
« Les organismes, ayant déjà déposé un dossier au titre du 1er appel à projets pourront également répondre au second appel. »
 
« Traduction de l’engagement de l’Union européenne à s’engager en faveur de l’emploi des jeunes, l’initiative européenne pour la jeunesse (IEJ) vise à offrir un parcours d’insertion professionnelle et sociale à la partie des jeunes Européens les plus en difficultés.Elle doit concourir à la mise en œuvre de la Garantie européenne pour la jeunesse, selon la recommandation du Conseil de l’Union européenne du 22 avril 2013. Il s’agit de proposer à ces jeunes un emploi de qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage, dans les quatre mois suivant la perte de leur emploi ou de leur sortie de l’enseignement formel. »
 

En savoir plus : sur le site de l’Etat à Mayotte

 

La date de clôture des candidatures est fixée au 6 mars 2015.

 

Liens entre décrochage scolaire et conduites addictives

« … quel que soit l’âge des adolescents, les jeunes qui ont un parcours scolaire perturbé (redoublement, filière professionnelle, décrochage scolaire, déscolarisation) ou dont les familles ont un faible niveau socio-économique (faibles revenus ou profession peu qualifiée des parents) ont des niveaux plus élevés d’usage problématique ou d’abus des substances psychoactives ou de pratique problématique/pathologique des jeux de hasard et d’argent. »
 

Liens entre précarité et conduites addictives

 
« Toutefois, en évitant l’écueil de la stigmatisation, il est établi que, pour les personnes en situation de précarité, la pauvreté est l’un des déterminants de leur état de santé. Elle a de multiples conséquences : diminution de l’espérance de vie, risque accru de maladies infectieuses, hausse des taux de tabagisme et de consommation d’alcool, surconsommation de médicaments ... »[1]
 
« Les usages d’alcool (…) peuvent être en partie interprétés en regard de la situation économique très difficile des DOM, avec notamment des taux de chômage particulièrement importants (entre 20 et 30% selon les départements). » [2]
 
« Les chômeurs présentent un profil de surconsommation de substances psychoactives : 51,1 % (vs 33,5 % chez les actifs occupés). »[3]
 
« De nombreuses études ont montré que le chômage et la consommation excessive d’alcool ont tendance à aller de pair. La relation de cause à effet peut jouer dans les deux sens : les buveurs excessifs courent un plus grand risque de perdre leur emploi et la situation de chômeur entraîne souvent une augmentation de la consommation d’alcool. En outre, l’abus d’alcool et le chômage peuvent tous deux être causés par un troisième facteur, ce qui peut expliquer pourquoi certaines personnes sont à la fois des buveurs excessifs et des chômeurs. » [4]
 
« Le résultat le plus saillant établit la surexposition des chômeurs à l’usage régulier de cannabis : ainsi la proportion réguliers de cannabis n’a cessé d’augmenter parmi les chômeurs et les inactifs depuis 2000 alors qu’elle s’est stabilisée depuis quelques années, chez les jeunes qui ont un travail et qu’elle a nettement diminué chez les étudiants. (…) il apparaît que les usages semblent étroitement liés aux contextes de vie, et notamment à la situation sociale et professionnelle. »[5]
 
  • [1] Programme d’accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies de La Réunion et de Mayotte ARS OI 2012 / 2016
  • [2] Atlas des usages de substances psychoactives 2010 - Grandes tendances dans les Dom. INPES
  • [3] Article de François Beck, Romain Guignard, Christophe Léon, Colette Ménard, Jean-Baptiste Richard – La Santé en action – INPES - 2013
  • [4] L’alcool et ses conséquences sociales : la dimension oubliée. Harald Klingemann. OMS. Bureau régional de l’Europe. 2001
  • [5] Les comportements de santé des jeunes - Analyses du Baromètre santé 2010. Sous la direction de François Beck et de Jean-Baptiste Richard
Publié le 13 février 2015
Mis à jour le 20 février 2018